L’osier et la Vannerie – Généralités

 

L’osier est une espèce de saule qui pousse naturellement dans toute l’Europe. Du mot latin « Salix », on peut citer  plusieurs variétés de ce végétal particulièrement adaptées à la vannerie :

- Le Salix Fragilis.

- Le Salix Viminalis

- Le Salix Triandra

- etc…

Les variétés cultivées sont choisies en fonction de climat, de l’endroit où elles poussent et de leurs qualités vannières.

L’osier se récolte tous les ans, la coupe se faisant l’hiver en sève descendante. Les champs cultivés se nomment « oseraies ».

L’osier peut se retrouver sous différentes formes :

    • L’osier brut ou gris qui, après séchage, n’a subi aucune transformation après la coupe.
    • L’osier blanc qui, après préparation, est écorcé au printemps.
    • L’osier traité autoclavé (blanc ou brut) pour séjourner en extérieur.
    • L’osier vivant pour tout ce qui est décoration ou retenue de terre.

La Vannerie quant à elle apparaît très vite dans l’évolution des hommes. On peut supposer que l’homme préhistorique a su tresser très tôt les végétaux qui l’entouraient.

 

Issue du mot Van (sorte de corbeille à deux anses), la vannerie s’est organisée sous le règne de Louis XI et obtint ses statuts en 1467. On trouvait alors des vanniers cloturiers, mandriers, corbelliers etc…

 

Jusqu ‘à la fin du 19 ème siècle, la vannerie se tournait surtout sur la fabrication d’objets liés à l’agriculture et aux industries régionales.

 

L’industrialisation et la disparition du monde agricole ont fait que ce métier a subi de terribles contraintes, mutations et diminution des professionnels.

 

Aujourd’hui, ce sont l’importation et la concurrence européenne qui font que la vannerie Française se retrouve en difficultés.

 

Faisons confiance à l’imagination et à l’esprit d’initiative de cette corporation pour que ce métier de vannier ne disparaisse pas tout à fait.